REVERSE ES REVER, le périurbain schizophrène
Concours EUROPAN 10 / L’isle d’Abeau
Julien Lachal & Cédric Fénéon (Architectes), Julien Langumier & Brigitte Vautrin (Urbanistes)
Densité, mixité, biodiversité, bilan carbone, perméabilité des surfaces, consommation énergétique, déplacement automobile généré : tels sont aujourd’hui quelques-uns des indicateurs évaluant la durabilité des nouveaux quartiers de périphérie. Jardin, corniche, fronton, piscine, coin barbecue, zéro nuisance, double garage, accès autoroutier, alarme, clôture opaque et infranchissable : telles sont certaines demandes constituant encore aujourd’hui le rêve pavillonnaire. L’aménagement d’un nouveau quartier sur le site périurbain des 3 Vallons à l’Isle d’Abeau doit concilier ces deux injonctions contradictoires : enjeux globaux et collectifs/ choix privés et individuels. L’enjeu est alors de repenser l’articulation entre l’habitat et l’habiter en intégrant ce qui relève des pratiques sociales à la dynamique de projet et à la conception architecturale. L’actuel paradigme du développement durable demande de comprendre le plébiscite du modèle pavillonnaire en marquant une rupture avec la vision culturaliste, construite par un mode de vie néo-urbain ou néo-rural, pastiche d’un « prêt-à-habiter » à la campagne. L’aspiration à la maison individuelle doit être prise au sérieux et analysée à travers la relation au jardin, au voisinage, au paysage, et à l’idée de nature à l’œuvre dans l’habiter. Le développement durable nécessite dans le même temps de renouer avec un parti pris fonctionnaliste propre au mouvement moderne pour relever les enjeux d’une économie globale de l’habitat (énergie, étalement urbain, éco-construction, mobilités). C’est pour répondre à ce défi que nous mobilisons la notion de colonisation car elle assume ce que le « néo » occulte :
- l’implantation sur un territoire est nouvelle et ne rellève pas a priori d’un faux mimétisme avec un mode de vie paysan fantasmé,
- l’installation suppose de mettre en place des dispositifs nouveaux pour faire face aux enjeux et problèmes qui naissent lorsqu’un espace naturel devient un quartier habité.
Le projet fait le pari d’intégrer une contrainte forte de densité - 40 logements à l’hectare - adaptée à
cet espace périurbain connecté par la gare à la métropole lyonnaise.
Concours EUROPAN 10 / L’isle d’Abeau
Julien Lachal & Cédric Fénéon (Architectes), Julien Langumier & Brigitte Vautrin (Urbanistes)
Densité, mixité, biodiversité, bilan carbone, perméabilité des surfaces, consommation énergétique, déplacement automobile généré : tels sont aujourd’hui quelques-uns des indicateurs évaluant la durabilité des nouveaux quartiers de périphérie. Jardin, corniche, fronton, piscine, coin barbecue, zéro nuisance, double garage, accès autoroutier, alarme, clôture opaque et infranchissable : telles sont certaines demandes constituant encore aujourd’hui le rêve pavillonnaire. L’aménagement d’un nouveau quartier sur le site périurbain des 3 Vallons à l’Isle d’Abeau doit concilier ces deux injonctions contradictoires : enjeux globaux et collectifs/ choix privés et individuels. L’enjeu est alors de repenser l’articulation entre l’habitat et l’habiter en intégrant ce qui relève des pratiques sociales à la dynamique de projet et à la conception architecturale. L’actuel paradigme du développement durable demande de comprendre le plébiscite du modèle pavillonnaire en marquant une rupture avec la vision culturaliste, construite par un mode de vie néo-urbain ou néo-rural, pastiche d’un « prêt-à-habiter » à la campagne. L’aspiration à la maison individuelle doit être prise au sérieux et analysée à travers la relation au jardin, au voisinage, au paysage, et à l’idée de nature à l’œuvre dans l’habiter. Le développement durable nécessite dans le même temps de renouer avec un parti pris fonctionnaliste propre au mouvement moderne pour relever les enjeux d’une économie globale de l’habitat (énergie, étalement urbain, éco-construction, mobilités). C’est pour répondre à ce défi que nous mobilisons la notion de colonisation car elle assume ce que le « néo » occulte :
- l’implantation sur un territoire est nouvelle et ne rellève pas a priori d’un faux mimétisme avec un mode de vie paysan fantasmé,
- l’installation suppose de mettre en place des dispositifs nouveaux pour faire face aux enjeux et problèmes qui naissent lorsqu’un espace naturel devient un quartier habité.
Le projet fait le pari d’intégrer une contrainte forte de densité - 40 logements à l’hectare - adaptée à
cet espace périurbain connecté par la gare à la métropole lyonnaise.










