LE TAS & LA FUGUE
projet, Feyzin, F69, 2007
Le projet «le tas et la fugue» propose une alternative politique de
concertation sur le risque industriel pour un site en urgence.projet, Feyzin, F69, 2007
Menacé par 3 installations Seveso (raffinerie, usines de gaz et gare de triage où transitent des produits dangereux) le quartier est toujours habité et l’école maternelle est au coeur du périmètre le plus exposé aux risques technologiques.
Premier volet du projet, la stratégie de reconquète végétale liée au départ programmé de la population à pour but de voir renaître la fôret alluviale par petits îlots juxtaposés dans un procesus de distribution aléatoire maîtrisé.
Dispositif de fuite intégrant le réaménagement des accès à la gare, la hiérarchisation des réseaux et accès et un lieu de concertation unique en plein coeur du périmètre de risque létal, l’architecture articule le devenir des habitants, des industriels et des représentants politiques.
Les formes courbes se justifient par un souhait d’ouverture sur tout l’espace politique environnant.
Nul n’étant épargné par les questions liées aux risques technologiques, l’îlot de concertation se positionne à l’interface de tous les acteurs du territoire, à la place de l’actuelle école.
Son enveloppe complexe, issue de matériaux bios (terre, bois) mais aussi technologiques (polycarbonnates et murs filtrants) répond aux contraintes de filtration de l'air, d’inertie (en cas d’explosion violente) et de résistance au feu.
Les circulations et modes de distribution illustrent une volonté de mouvement brownien à l’intérieur de la coque protectrice. Une conception "Feng Shui" des espaces et jeux d’usages permet à ce lieu d’être porteur d’optimisme quand à l’avenir.











